Combien de temps pour rendre agile et résiliente votre supply chain ?

Par Bernard Milian
agile supply chain

Sous la pression des secousses de ces deux dernières années, de nombreuses entreprises ont réalisé qu’elles souffraient de fragilités structurelles dans leurs opérations. La pandémie a forcé à revoir sous la pression certains processus.

Par exemple, on s’est mis à davantage considérer les incertitudes dans le S&OP, car qui pourrait croire en contexte de pandémie et de confinement un S&OP basé sur un seul jeu de chiffres, le plan qui fait consensus, des prévisions de vente au plan de production et d’appros ? Les entreprises se sont mises à faire des hypothèses, à les revoir fréquemment, et à essayer de s’adapter au mieux.

Cependant, même dans cette période, les vieux réflexes ont souvent eu des effets délétères. Combien d’entreprises par exemple ont tellement réduit leurs capacités qu’elles se sont retrouvées démunies lorsque la reprise fut venue ? On ne compte plus les exemples évidents d’effets coups de fouet, certains font même régulièrement la une des journaux.

Le monde d’après aura-t-il lieu ?

Dans ce contexte, les termes d’agilité et de résilience font flores dans l’écosystème de la supply chain. N’hésitez pas à lancer une recherche google « agilité résilience supply chain », vous aurez quelques millions d’entrées, avec des articles de presse, des enquêtes, des cabinets de conseil, des logiciels (peut-être nous trouverez-vous dans le lot), etc.

Vous trouverez des recettes miracles : « les 5 clés de la transformation de votre supply chain », « 4 stratégies pour créer une chaîne d’approvisionnement plus agile et plus résiliente », « 3 caractéristiques définitives d’une chaîne d’approvisionnement agile et résiliente ». Vous y trouverez de la digitalisation, de la visibilité, de l’intelligence artificielle, du prédictif, etc.

Attendez une minute. Ce n’est pas déjà ce qu’on vous vendait avant pandémie ?

Si vous avez la responsabilité d’une entreprise, de ses opérations ou de sa supply chain, vous avez des risques de vous perdre dans ce magma. Comment réellement engager une transformation profonde qui positionne bien mieux votre entreprise face aux turbulences – inconnues – à venir ?

Question subsidiaire, d’importance : combien de temps ça va prendre ? Si vous vous lancez dans un marathon qui donnera des résultats dans quelques années, oubliez : vous perdrez la dynamique en cours de route, les choses vont s’enliser, et les vents contraires vont s’accumuler.

Clarté, détermination et vitesse

Tous d’abord soyez clairs sur les principes qui vont sous tendre votre transformation.

Piloter vos flux par la demande réelle en déployant un flux tiré end to end, casser les silos, mettre l’adaptation au premier plan, raccourcir vos délais, corriger vos fragilités structurelles, digitaliser à bon escient, relier stratégie et exécution. Vous devez mener votre propre diagnostic, déterminer votre modèle cible (celui de dans un an, pas celui à horizon 2030), et partager cette vision au sein de l’entreprise.

Ne soyez pas timorés. Le monde évolue trop vite pour ça. Pensez BHAG(Big Hairy Audacious Goal) et traduisez une première cible concrète à un an.

Le modèle d’entreprise adaptative développé par le Demand Driven Institute donne un canevas, un langage commun et facilite l’établissement d’une feuille de route partagée, inspirez-vous-en et adaptez-le à votre réalité. Une fois la vision et le modèle cible établi,

allez-y ! Avec structure et détermination. Montrez la voie, donnez le tempo, levez les contraintes.

Combien de temps prend une transformation Demand Driven ?

La vitesse est un facteur clé de succès. On doit voir des résultats rapidement, et mettre le « cliquet anti-retour » pour pérenniser et continuer à progresser. Par rapport aux méthodes antérieures, Lean Six Sigma et TOC, Demand Driven est un formidable accélérateur, grâce à des méthodes bien cadrées, à des formations pour embarquer les équipes et à des logiciels pour outiller les processus.

A l‘échelle d’un site industriel les nouveaux processus sont en général mis en place et délivrent des résultats sous trois à six mois. Bien sûr ce n’est que le début : les équipes vont continuer à gagner en maturité à partir de là, et le modèle va progresser via l’orchestration des processus stratégiques et d’exécution.

De plus en plus nous voyons des entreprises qui déploient à une large échelle, sur des dizaines de sites industriels et de distribution, en l’espace d’un à deux ans. Cette approche a de multiples bénéfices : créer une dynamique inter site, un langage commun, une fertilisation croisée, une émulation – et permet plus rapidement d’affiner un modèle de flux tiré et de pilotage stratégique adapté.

Le plus long : se lancer !

Nous accompagnons des entreprises dans leur transformation Demand Driven depuis 10 ans. Au début la démarche Demand Driven était émergeante, un peu expérimentale, il n’y avait pas beaucoup de retours d’expérience. L’hésitation était légitime. La méthodologie et les logiciels ont gagné en maturité, et l’efficacité est mesurable.

Pourtant on constate toujours un cycle d’un à deux ans entre les premières phases exploratoires et de simulation, et le lancement d’un déploiement. Dans bien des cas cette phase est plus longue que le déploiement lui-même.

A la vitesse à laquelle change le monde, avec les incertitudes géopolitiques croissantes, l’accélération de la compétition avec de nouveaux entrants et l’introduction accélérée de technologies de rupture, la capacité d’adaptation – agilité et résilience – est clé pour la pérennité de nombre d’entreprises. N’attendez plus !

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